Archive mensuelle janvier 2020

ParMaleha

Participation du Mali au Colloque annuel de l’Association Internationale des Services du Trésor (AIST) à Lomé

LA DNTCP AU CŒUR DE LA DEMARCHE DE MAÎTRISE DES RISQUES DANS LA MODERNISATION DE LA COMPTABILITE PUBLIQUE

Cette démarche volontariste, portée par les autorités et appuyée par les partenaires techniques et financiers du Mali, consistant à la maîtrise des risques vise à maîtriser l’activité en vue de l’atteinte des objectifs assignés, et, plus particulièrement, à renforcer la qualité des comptes des entités publiques ( l’État, les collectivités territoriales et des établissements publics). Vue sous cet angle dans le contexte du Mali, elle  concourt à l’atteinte des objectifs poursuivis dans le cadre du Plan de Réforme de la Gestion des Finances Publiques au Mali (PREM 2017-2021). Consciente de cet enjeu, une importante délégation du pays a pris part au colloque annuel de l’AIST consacré à ce thème d’actualité à Lomé (au Togo).

Le XIIIème colloque annuel de l’Association Internationale des Services du Trésor (AIST) s’est tenu les 2 et 3 décembre 2019 à Lomé (Togo). Le thème central de cette édition a porté sur « la maîtrise des risques face aux nouveaux enjeux de la Comptabilité publique », un thème d’actualité au regard des réformes engagées par les Etats dans la gestion des finances publiques, en particulier au sein de l’UEMOA et la CEMAC.

La maîtrise des risques vise à maîtriser l’activité (atteinte des objectifs assignés), et, plus particulièrement, à renforcer la qualité des comptes publics (de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics). Dans ce cadre, elle contribue à la crédibilité de l’action et des finances publiques tant vis-à-vis des autorités et des citoyens, que vis-à-vis des partenaires et des marchés financiers 

El hadji  Moustaphe DOUMBIA, chef de la Division Contrôle

La délégation du Mali a été très active dans le cadre des travaux du Colloque. En effet, El hadji  Moustaphe DOUMBIA, chef de la Division Contrôle a animé l’atelier relatif à « la maîtrise des risques et réformes comptables » ; les trésoriers payeurs régionaux de Kayes (Bakary COULIBALY) et Sikasso (Amadou CAMARA) ont mis en lumière les avancées réalisées par le Mali en matière de maîtrise des risques ; enfin, Serge RAMANGALAHY,  conseiller résident auprès de la DNTCP a participé en tant que panéliste à la première table ronde sur « la maîtrise des risques : concepts et enjeux ».

Bonnes pratiques

Les débats et travaux, en plénière et en ateliers, ont mis en lumière un certain nombre de bonnes pratiques afin de renforcer la maîtrise des risques dans la conduite des reformes de finances publiques, et en particulier dans le cadre du passage à la comptabilité patrimoniale et en droits constatés. Ainsi, par exemple :

  • la nécessite de mettre en place un dispositif de pilotage stratégique et opérationnel de haut niveau ;
  • la nécessite de pérenniser les avancées à travers un pilotage institutionnel du dispositif de contrôle interne et de maîtrise des risques ;
  • l’importance d’une démarche progressive dans le déploiement des outils de maîtrise des risques.

Principaux enseignements

Plusieurs enseignements peuvent être tirés des travaux du Colloque. Il s’agit, notamment, de la maîtrise des risques liés aux systèmes de paiement modernes (STAR et SICA UEMOA notamment), et à la « digitalisation » des procédures. Les travaux ont recommandé, en particulier, d’intégrer la « dimension risques » dans la mise en œuvre de la comptabilité patrimoniale et en droits constatés. Cela nécessite, tout d’abord, de lever les confusions qui peuvent exister entre le métier du « contrôle interne » et les métiers « traditionnels » de vérification et d’inspection. Enfin, la dimension des risques liés à la mise en place des nouveaux systèmes d’information (SI) ne doit pas être négligée.

En conclusion, il convient de noter, que le Mali est en pointe dans la démarche de maîtrise des risques. En effet, une stratégie nationale du contrôle interne a été adoptée par le Mali, et mise en œuvre par les différents corps de contrôle. Par ailleurs, les administrations financières, et le Trésor en particulier, se sont dotées d’outils et d’instruments performants.

Cette démarche volontariste, portée par les autorités et appuyée par les partenaires techniques et financiers du Mali, concourt à l’atteinte des objectifs poursuivis dans le cadre du Plan de Réforme de la Gestion des Finances Publiques au Mali (PREM 2017-2021).